Le féminisme, ce n’est pas qu’un concept politique : c’est aussi un mouvement, une énergie, une émotion. Dans cette sélection, dix chansons qui célèbrent les corps, les voix et la liberté. Des ballades bouleversantes aux hymnes pop assumés, toutes racontent une manière d’être femme, d’être libre, d’être soi. En espérant que ça t’inspire, et que ça rythme ta journée !
Lizzo – Good as Hell
Lizzo, reine de la confiance en soi, célèbre la joie, les corps, la sororité et le self-love. “Boos up and change your life, you can have it all, no sacrifice.” C’est frais, irrésistible, ça rebooste de ouf. Mais surtout, Good as Hell casse les codes : pas besoin d’être parfaite, mince ou sage pour s’aimer. Lizzo incarne un féminisme joyeux, inclusif, qui fait du bien quoi.
Nina Simone – Four Women
Nina Simone signe ici l’un de ses morceaux les plus puissants. Four Women (1966) dresse le portrait de quatre femmes noires aux destins marqués par l’esclavage et le racisme : Aunt Sarah, Saffronia, Sweet Thing, Peaches. Chaque couplet est une claque, un miroir de l’histoire américaine. La chanson dénonce sans crier, mais son intensité glace. Nina Simone mêle musique et activisme avec un génie rare. Elle rappelle que le féminisme ne peut ignorer la question raciale et l’intersectionnalité.
Taylor Swift – The Man
Sorti en 2019, The Man est plus politique qu’il n’y paraît. Taylor Swift y imagine comment sa carrière aurait été perçue si elle était un homme. “I’m so sick of running as fast as I can, wondering if I’d get there quicker if I was a man.” Derrière le ton faussement léger, c’est une critique du double standard dans l’industrie musicale et dans la société.
Madonna – Express Yourself
“Don’t go for second best, baby.” En 1989, Madonna envoie un message clair : refuse le minimum. Express Yourself est une explosion de confiance et de sensualité libre. À une époque où la pop féminine était encore très contrôlée, Madonna impose l’idée qu’une femme peut désirer, choisir, revendiquer. Derrière les paillettes, il y a une véritable volonté d’autonomie que Madonna te vend. Cette chanson, reprise mille fois, reste un pilier du féminisme pop des années 80-90.
Mona Haydar – Hijabi (Wrap My Hijab)
« Wrap my hijab, wrap my hijab ». Ces mots, Mona Haydar les répète comme un mantra joyeux. Rapper voilée, c’est déjà un acte politique en soi, mais ce morceau est bien plus qu’une provocation. La rappeuse syro-américaine y défend le droit des femmes musulmanes à choisir leur apparence et à se réapproprier leur image. À travers une mélodie entraînante et des paroles pleines d’assurance, elle célèbre la diversité des femmes et la liberté de chacune. Un hymne à la fierté et à la nuance, contre tous les clichés.
Doja Cat – Woman
Entre pop, afrobeats et sensualité, Woman est un hommage vibrant à la force féminine sous toutes ses formes. Doja Cat, artiste afro-juive et métisse, y incarne plusieurs archétypes de femme : mère, amante, travailleuse, libre. Ce morceau, très dansant, cache une vraie déclaration de sororité. Derrière les rythmes chauds, il y a un message limpide : il n’existe pas une seule manière d’être femme, et chacune mérite d’être vue et célébrée.
Whitney Houston – I’m Every Woman
Reprise de Chaka Khan, cette chanson est devenue un hymne intemporel à la puissance féminine. Avec sa voix, c’est tout un héritage du féminisme noir américain qui s’exprime, celui des années 70-90, fait de force, d’indépendance et de célébration de soi. Un classique à chanter encore et encore, pour se rappeler que la diversité des femmes est une richesse.
M.I.A. – Bad Girls
“Live fast, die young, bad girls do it well.” M.I.A. signe un hymne à la rébellion féminine. Le clip, tourné au Maroc, montre des femmes conduisant en drift dans le désert, défiant les interdits. C’est un manifeste visuel et sonore pour la liberté et l’autonomie des femmes. Entre électro, hip-hop et culture militante, M.I.A. bouscule les frontières.
No Doubt – Just a Girl
En 1995, Gwen Stefani chante Just a Girl, ironisant sur la manière dont la société réduit les femmes à leur fragilité supposée. “’Cause I’m just a girl, little ol’ me, well don’t let me out of your sight.” Derrière la légèreté du ton, il y a un réel ras-le-bol. La chanson, à mi-chemin entre pop et ska, devient un symbole du girl power des années 90. Elle capture la lucidité d’une époque où les femmes du rock commençaient enfin à s’imposer sur scène.
Sinéad O’Connor – No Man’s Woman
Sortie en 2000, cette chanson incarne parfaitement l’esprit libre de Sinéad O’Connor. “I don’t want to be no man’s woman.” Loin d’un rejet des hommes, c’est une déclaration d’indépendance et d’intégrité. O’Connor, artiste irlandaise au parcours complexe, défend une spiritualité et une féminité affranchies des attentes sociales. Sa voix porte ce refus tranquille d’appartenir à qui que ce soit.
Une énergie qui relie toutes ces voix
De Nina Simone à Lizzo, de Dream Nails à Yseult, ces chansons ont un point commun : elles libèrent. Elles rappellent que la cause féministe n’est pas un bloc unique, mais une multitude d’expériences, de cultures et d’émotions. Qu’on chante la colère, la tendresse, le plaisir ou la révolte, tout cela participe d’un même mouvement : celui de la liberté.
Et si tu te reconnais dans l’une d’elles — ou dans toutes —, c’est que, toi aussi, tu fais partie de cette histoire collective qui continue de s’écrire en musique.